La nature agit comme un antidote au stress. De nombreuses études confirment que même de courtes immersions en espaces verts ont un impact positif sur notre psyché. À l’inverse, on observe que « moins de nature, plus de souffrance psychique » – selon plusieurs études, plus de la moitié des personnes vivant en milieu urbain avouent ressentir un « manque » de nature dans leur quotidien. Les chercheurs soulignent que la proximité et la fréquentation de la nature sont associées à une meilleure santé mentale (mesurée par des marqueurs comme le cortisol ou la tension artérielle).
Concrètement, une simple promenade attentive en forêt fait passer l’organisme en “mode détente” : le rythme cardiaque et la pression sanguine baissent, le stress et l’anxiété chutent, tandis que l’humeur s’améliore. En résumé, passer du temps dans la nature permet de récupérer plus vite du stress quotidien et de réduire significativement l’anxiété et la dépression.
Séjours en nature : des effets concrets
- Moins de stress : de nombreuses études cliniques montrent que la marche en forêt ou même la visualisation de paysages verts abaissent le cortisol et la tension artérielle, favorisant un état de relaxation.
- Meilleure humeur : une revue de la littérature a constaté que l’exposition à la nature (bain de forêt, jardinage, etc.) réduit l’anxiété, la dépression et la colère, tout en augmentant le sentiment de vitalité.
- Concentration restaurée : le « dépaysement naturel » répare la fatigue mentale. D’après la théorie de la restauration de l’attention, les stimuli naturels sollicitent une attention involontaire reposante – par exemple, marcher 90 minutes dans un parc réduit significativement la rumination mentale et active le cortex préfrontal, améliorant la concentration.
- Bien-être général : les neurosciences montrent qu’être entouré d’arbres diminue le rythme cardiaque et le niveau de cortisol, tout en augmentant la densité de matière grise dans certaines zones du cerveau (faveur des fonctions cognitives).
Les activités en plein air renforcent ces effets
Randonnées en montagne, VTT en forêt, kayak sur lac ou simple yoga au lever du jour combinent l’exercice physique et le cadre naturel. L’effort dans le vert libère des endorphines (hormones du bien-être) et diminue les tensions musculaires, tout en donnant un sentiment de défi et de confiance en soi. De plus, pratiquer ces activités en groupe favorise la convivialité et le soutien social – deux piliers de la résilience psychique. Enfin, le cadre naturel invite à la pleine conscience : loin du vacarme urbain, le paysage montagneux ou forestier nous aide à nous ancrer dans l’instant présent. Comme le note Claude Berghmans (2024), cette connexion à la nature utilise le « moment présent » pour nous faire prendre du recul sur le quotidien.
Des « thérapies vertes »
En France, on observe un engouement croissant pour les thérapies basées sur la nature. Des jardins thérapeutiques fleurissent dans les hôpitaux et maisons de retraite : des études menées au CHRU de Nancy, par exemple, ont montré chez des patients Alzheimer des bénéfices clairs (meilleure autonomie, cognition, appétit et sommeil, réduction de l’agitation).
L’hortithérapie (jardinage encadré) est prescrite pour des troubles dépressifs ou anxieux. On parle aussi de bains de forêt (ou shinrin-yoku) : des séances de marche en groupe, inspirées du modèle japonais, efficaces pour diminuer l’anxiété et améliorer la régulation émotionnelle. Des thérapies par l’aventure (randonnée, escalade, kayak encadrés) se développent notamment pour les jeunes souffrant de premiers troubles psychotiques, stress post-traumatique ou addictions.
Toutes ces approches émergentes tirent parti du même constat scientifique : la nature est un soin à part entière, souvent à coût modéré et bien accepté des patients.
Aujourd’hui, l’éducation et la santé publique s’emparent aussi du concept. Par exemple, des « classes dehors » (sorties pédagogiques régulières en plein air) se multiplient dans les écoles. Des projets de prescription-nature guident les médecins pour recommander des activités extérieures à leurs patients. Inspiré du Québec, le programme « Prescri-Nature » met à disposition des ressources pour intégrer ce conseil à la pratique médicale. Plus globalement, végétaliser les villes (plantation d’arbres, parcs publics) est reconnu comme un levier de prévention : dans les quartiers défavorisés, la présence d’espaces verts suffirait à réduire les inégalités de santé mentale.
Séjours bien-être Caminae : une reconnexion à soi et à la nature
En résumé, la recherche converge pour montrer que chaque contact avec le monde vivant a des vertus thérapeutiques. Les forêts, montagnes et rivières de notre région Auvergne – Rhône-Alpes deviennent ainsi des alliées du mental. Les séjours bien-être multi-activités (randonnée, yoga en plein air, sports d’eau, etc.) combinent intelligemment ces bénéfices scientifiquement prouvés. Comme l’ont résumé les scientifiques : se mettre au vert est une « stratégie véritable pour réduire l’anxiété et promouvoir l’euthymie » (état d’esprit stable et positif).
En d’autres termes, plus nous nous reconnectons à la nature, plus notre équilibre mental s’en trouve renforcé.
C’est l’un des axes que nous développons dans les séjours Caminae : prendre de temps pour soi, dans un environnement naturel et apaisant.
Sources : Recherches universitaires et articles scientifiques récents (INRS, CHU Lyon, Fondation Cerveau, etc.). Des publications grand public (neurosciences, santé publique) confirment ces conclusions de façon accessible et illustrée.
Nature et santé mentale : des alliées pour les soins psychiatriques – Centre Hospitalier Le Vinatier
Les bienfaits de la nature sur le cerveau – Fondation pour la Recherche sur le Cerveau